Publié le 26/01/2012, par Hexaconso

•Entreprises dans la tourmente...

La liste des entreprises françaises en difficulté est, hélas, beaucoup, beaucoup trop longue pour en faire le tour. Mais deux cas d'entreprises présentes sur Hexaconso méritent quand même d'être relatés ici, ne serait-ce que pour illustrer la nécessité et l'urgence d'agir (mesdames et messieurs les politiques, c'est le moment de faire des propositions concrètes...).

Premier cas, celui de Kostka, une entreprise familiale créée en 1970 par Jacques Kostka et reprise en 2009 par sa fille, Aurélie, suite au décès brutal de son père, et après déjà deux dépôts de bilan en 1992 et 2006. Rattrapée par des difficultés financières, et malgré un carnet de commandes plein à craquer, l'entreprise est alors en sursis. Une dette importante, couplée à un besoin de restructuration, la met en effet en danger.

Aurélie Kostka réussira à médiatiser son combat en utilisant les réseaux sociaux, et notamment Facebook, et en créant un hippopotame en céramique, dont la vente devait permettre de trouver au moins une partie de l'argent nécessaire. Cette initiative rencontrera un beau succès, mais elle ne suffira pas. Placée en redressement judiciaire, l'entreprise intéressait un repreneur. Mais sa proposition ne sera pas retenue par le Tribunal de commerce qui a jugé qu'il n'était pas en capacité d'apporter les fonds nécessaires. Kostka est donc liquidée début janvier 2012, après trois ans de bataille acharnée ! Vente aux enchères prévue début mars...

Voilà donc un magnifique exemple de gâchis, puisque les produits Kostka plaisaient, les carnets de commande étaient bien remplis, les salariés étaient totalement derrière leur dirigeante, mais il manquait juste un peu de trésorerie !

Autre cas avec les chaussures Samson, leader français de la chaussure confort avec les marques Hasley, Atika Soft et Ombelle. Parmi les dernières entreprises françaises du secteur de la chaussure à fabriquer encore en France, l'entreprise rencontre aujourd'hui elle aussi des difficultés financières. En cause, plusieurs facteurs. En premier lieu, la saisonnalité de ce secteur d'activité. Samson fabrique ses collections été entre octobre et janvier, mais il ne les livre à ses détaillants qu'entre février et avril. D'ordinaire, les banques accordent des lignes de trésoreries suffisantes pour couvrir le paiement des matières premières et des salaires pendant les quelques mois de production. Or, cette année, les banques sont beaucoup moins généreuses. De plus, les détaillants réduisent leurs stocks en raison d'une baisse de la consommation et de la concurrence asiatique. Samson s'était également tournée vers l'export, notamment avec la Russie (40 000 chaussures produites pour ce marché). Mais là aussi les banques et les assureurs-crédits font défaut, au motif que le risque russe est trop élevé.

Pour faire face, Samson a donc demandé à être placée en procédure de sauvegarde. Et alors que l'entreprise n'a jamais entrepris de plan social, dans un secteur pourtant décimé par la concurrence asiatique, son PDG envisage sérieusement aujourd'hui d'être obligé d'adapter les effectifs de l'entreprise (166 salariés) à son carnet de commandes.

Du gâchis, du gâchis, et encore du gâchis !



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